Galas et spectacles équestres - Mission Française pour la Culture Equestre
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Galas et spectacles équestres

Passé les courses de chars de l’antiquité, le spectacle équestre sera marqué par les tournois dont le Roi René donne une magnifique description dans son traité des 1467. Dès la Renaissance (en savoir +) les jeux d’exercices vont être au cœur des manifestations royales sous forme de présentations publiques. Liées à la maitrise toujours plus élégante du cheval, cette représentation du pouvoir évolue vers le carrousel. Voltaire écrit Essai sur les mœurs : « Aux tournois et pas d’armes ont succédé les combats contre les taureaux en Espagne et les carrousels en France, en Italie, en Allemagne. Il s’est fait des révolutions dans les plaisirs comme dans tout le reste ».

 

Saumur maintiendra cette forme traditionnelle avec la fête annuelle de l’Ecole de cavalerie dont le premier Carrousel qui eut lieu le 20 juin 1828 et dont nous avons une description par P-A Aubert dans son traité de 1836. C’est une démonstration publique de la valeur de l’enseignement donné à l’Ecole par les Ecuyers et les professeurs d’art militaire et de leurs élèves tous officiers. Le premier carrousel (visite, activités de la duchesse, lieux et description par J-H Denecheau.

 

Les sauts d’école seront la marque tant du haut niveau de l’équitation académique que du maintien de traditions ancestrales montées lors des carrousels puis plus tard des Galas du Cadre noir (en savoir +). Après cette période, la cavalerie continue de s’adapter à la guerre dont l’emploi du cheval d’arme est bousculé sous l’Empire. Les Carrousel prendront une forme plus moderne avec la présence d’une partie motorisée qui reprend cette expression publique d’une maîtrise militaire. Des carrousels ont lieu dans les différentes garnison et tout particulièrement Saumur, Fontainebleau et Paris. (lien)

Le cirque devient la nouvelle passion au XIXème siècle, avec ses écuyers célèbres comme Franconi et Baucher ou le cheval est mis en spectacle. Puis c’est le gout de l’anglomanie, de l’extérieur et du saut qui fait son apparition même au Carrousel de Saumur témoignant ainsi des évolutions équestres que l’enseignement militaire intègre. Ces compétitions équestres vont devenir de véritables spectacles, notamment au Grand Palais pour les championnats de la Société hippique française (SHF).

Le cirque et sa piste ronde redonne vigueur aux spectacles équestres mais sous une forme nouvelle, comme le décrit Caroline Hodack dans Le cirque à la recherche d’une identité. De nouveaux écuyers, non issus de la noblesse, visent le spectaculaire obtenu par des méthodes originales et sont l’objet d’admiration et de polémiques comme V. Franconi, Ch. Pellier, Fr. Baucher, J. Fillis, ….

 

Le Carrousel militaire sera un spectacles équestre destiné à glorifier l’armée comme en témoigne le Sport universel illustré de juillet 1900 où sont évoqués les participants et les différents tableaux réalisés l’année des Jeux olympique de Paris 1900, place de Breteuil : par les élèves de Saint-Cyr, Polytechnique, des régiments avec Fantasia et les Ecuyers de Saumur dirigés par le commandant Varin (et la première mention entre guillemets de l’expression « Cadre noir » !). Tradition qui se prolongera durant le XXème siècle avec Les nuits de l’Armée au Veld’Hiv, puis avec La Grande parade de la Gendarmerie au Palais des sports. Le développement le plus considérable, découle de l’élargissement des sports équestres avec les grands concours « hippiques » retransmis par la télévision, comme cette Coupe du monde de Dressage qui donne un nouvel élan au Dressage comme en atteste le Livre des 100 ans de la Fédération française d’équitation.

 

Ce développement est la conséquence du projet olympique de Pierre de Coubertin concrétisé par les premiers Jeux Olympiques modernes d’Athènes en 1896, ouvrant une nouvelle voie pour l’équitation : celle du sport. C’est un nouveau chapitre de la culture équestre qui permet l’accès à de nouveaux publics à des disciplines équestres. Le Musée olympique de Lausanne met en évidence. https://olympics.com/musee/visiter/infos-pratiques

Les spectacles équestres sont une des spécificités françaises s’appuyant tant sur la pérennité de nos institutions équestres (Cadre noir et Garde républicaine) que sur de grands événements comme Cheval-Passion, le Saut Hermès, EquitaLyon, … Ils reposent sur un
savoir-faire et la créativité d’artistes–cavaliers que symbolisent les familles Gruss et Bienaimé, et des artistes dont la renommée dépasse les frontières : Bartabas ou Zingaro, Alizée Froment, mais aussi Lorenzo, Mario Luraschi, Pagnozoo. https://www.offi.fr/theatre/equestre.html
Quelle que soit la forme donnée ils contribuent tous au rayonnement de l’Equitation de tradition française en se présentant dans les capitales et grandes villes d’équitation : Londres, Paris, Equitana, Golega, Jerez, Verden, … exportant bien au-delà des traditions de Vienne et Saumur.

 

Le Cadre noir garde une place privilégiée auprès du public, représentant l’institution française la plus ancienne car elle remonte à 1815, et désormais inscrite dans la modernité par ses spectacles comme sur la piste de Paris-Bercy avec le Spectacle des 4 écoles d’art équestre Vienne, Saumur, Jerez, Lisbonne de 2012. Mentionnons ceux annoncés par le Cadre noir : Orléans 2023, et pour 2024 : Nantes,… L’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco a fait du Cadre noir l’un des ambassadeurs de l’Ecole de tradition française le plus visible.

Lien du calendrier : https://www.ifce.fr/cadre-noir/visites-et-galas/galas/

Les galas à l’extérieur : https://www.ifce.fr/cadre-noir/visites-et-galas/galas/les-galas-du-cadre-noir-a-lexterieur/

Et, à Saumur : https://www.ifce.fr/cadre-noir/visites-et-galas/galas/au-coeur-du-grand-manege-de-saumur/