Reçu à Saint-Cyr, Decarpentry choisit la cavalerie, puis il devient écuyer du Manège de Saumur pendant huit ans. Combattant exceptionnel dont la blessure au bras, à Verdun, l’empêche de revenir au Cadre noir, il est ensuite commandant en second de l’École de cavalerie. Il participe à la rédaction du Règlement de dressage de la Fédération équestre internationale (1929), dont le but est de « préserver l’art équestre des altérations auxquelles il peut être exposé et de le conserver dans la pureté de ses principes ».
Membre de nombreux jurys de dressage dont les Jeux olympiques, il constate que la manière française manque d’uniformité. Pour répondre à cette faiblesse, il conçoit son célèbre Piaffer et Passage (1932), et ce qui va devenir un best-seller : Équitation académique tome 1 (1949), dans lequel il précise les fondamentaux du dressage et analyse les assouplissements, les procédés et la progression des exercices, incluant le travail non monté.
Il plaide pour le bauchérisme dans deux autres ouvrages ; d’une part dans le remarquable Baucher et son école (1948), et surtout dans le tome 2 d’Équitation académique qui propose une méthode bauchériste de haute école (1957). Ouvrage illustré par le colonel Margot, écuyer en chef en titre de l’École de Saumur.
Decarpentry, juge international, devient l’auteur de référence de l’Équitation de tradition française.
Plus d’informations sur le site de la Mission Française pour la Culture Équestre.