Caroline Godin, est cavalière de dressage et responsable des formations et de l’écurie de propriétaires au Haras de la Cense
Crédit photo : Mathilde Chabany
– Quel est votre parcours équestre ?
Mon parcours de cavalière est assez classique. Je suis issue du cursus club, d’abord à poney, – que j’ai eu du mal à quitter -, puis à cheval. L’équitation était une passion partagée en famille puisque mon père et mon grand frère montaient à cheval. Mon père était un heureux cavalier de balade mais mon frère pratiquait la compétition (en complet) donc j’ai moi aussi rapidement enfilé un pantalon blanc ! J’ai été encadrée dans ma progression de façon assez « classique » avec des enseignants issus de la garde républicaine ou ayant passé un instructorat à Saumur. Je pense que ce goût pour la tradition et la rigueur m’a façonnée et accompagné dans ma progression à cheval. J’ai toujours aimé la compétition pour le challenge qu’elle apporte mais je crois que depuis mes années à poney le contact et le lien avec l’animal étaient le moteur de ma passion.
– Quels sont les principaux principes qui guident votre pratique ?
Je crois qu’il est fondamental de bien connaître le cheval lorsque l’on veut interagir avec lui. Cette connaissance de ce qu’il est, de ce dont il a besoin, de sa façon d’appréhender le monde est pour moi la base indispensable à maîtriser et à nourrir si on veut être au contact des chevaux. Elle nécessite un engagement quotidien.
Cette connaissance s’accompagne également de remises en question permanentes pour continuer d’apprendre, d’évoluer et de comprendre. Je pense que l’Homme de cheval sait trouver le juste équilibre entre confiance et questionnements. La très grande majorité des problèmes avec les chevaux vient d’une incompréhension, le plus souvent due à un manque de clarté et de précision dans les demandes du cavalier.
J’essaie dans ma pratique de me placer sur un plan horizontal avec le cheval. C’est une vision des choses qui m’aide à mettre le cheval au cœur de ce que je fais, en essayant de le garder volontaire, motivé et intéressé par ce que je lui propose. Apprendre au cheval et pouvoir communiquer simplement avec lui est ce qui me passionne le plus dans l’équitation.
– 3 conseils que vous donneriez aux autres pratiquants ?
– Restez ouverts, curieux et formez-vous, la connaissance de l’autre est la base d’une bonne relation
– Le travail et la répétition sont nécessaires mais privilégiez toujours la qualité à la quantité.
– Je crois que le plus important est d’assumer les choix que l’on fait, et de se faire plaisir avec son cheval. Lorsque l’on est positif et heureux à cheval on transmet de meilleures informations et c’est le début d’une bonne communication !