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L’Équitation française, un patrimoine vivant, et pour vous, Nadèje Bourdon ?

Nadèje Bourdon est écuyer au Cadre noir de Saumur.

Crédit photo : Benoît Lemaire / IFCE

Quel est votre parcours équestre ?

J’ai débuté à poney à l’âge de sept ans, dans un poney-club en Normandie. D’abord une fois par semaine, puis rapidement deux, avant de pratiquer en compétition. Issue de la génération où les poney-clubs émergeaient, j’ai évolué à poney jusqu’à mes seize ans, âge auquel j’ai également commencé à monter à cheval dans un centre équestre. Étant normande, j’ai naturellement été orientée vers la pratique du CSO en compétition.

Après mon bac, j’ai choisi de passer mon monitorat, pour lequel je me suis formée pendant deux ans, toujours en Normandie. À partir de 1991, j’ai commencé à travailler en tant que monitrice. Durant cette période, je poursuivais également la compétition à l’obstacle. Alors âgée de vingt ans, mon père a commencé à faire un peu d’élevage. J’ai donc débourré, travaillé et sorti en concours les chevaux issus de cet élevage pendant de nombreuses années.

Cinq ans après l’obtention de mon monitorat, je me suis présentée aux tests d’entrée pour préparer le diplôme d’instructeur (B.E.E.S. 2°, aujourd’hui D.E.S.) à l’École Nationale d’Équitation. J’y suis entrée en septembre 1996 pour une formation d’un an. Diplômée du B.E.E.S. 2° en septembre 1997, je suis ensuite repartie en Normandie. J’ai travaillé deux ans et demi au Village équestre de Conches en tant qu’instructrice. Puis, j’ai présenté le concours d’entrée à l’École pour devenir écuyer. C’est en septembre 2001 que j’ai intégré le Cadre noir.

J’ai passé dix années au sein de l’écurie CSO avant d’intégrer l’écurie du dressage en 2011. Je suis également en charge de chevaux participant aux présentations et galas du Cadre à l’écurie du manège depuis mon intégration en 2001.

Bien que je sois aujourd’hui spécialisée en dressage, j’ai toujours été intéressée par toutes les disciplines que j’ai pratiquées à différents niveaux tout au long de mon parcours professionnel (CCE, horse-ball, TREC, endurance… et bien-sûr, le CSO et le hunter). Cela m’a permis d’être polyvalente et de construire un parcours ouvert à toutes les formes de pratique.

Quels sont les principaux principes qui guident votre pratique ?

Je cherche avant tout le respect de l’intégrité physique et mentale des chevaux. Mon objectif est de les faire participer à un projet qui est le mien, tout en veillant à leur bien-être et à leur compréhension du travail. Je porte donc une attention particulière à la qualité de la relation avec le cheval.

Trois conseils que vous donneriez aux autres pratiquants ?

– Rester curieux afin de mieux connaître et comprendre les chevaux.

– Travailler avec rigueur et persévérance.

– Savoir se remettre en question et chercher à évoluer en permanence.