« Une femme à la conquête du cirque ! »
Grande artiste, Caroline Loyo est la première écuyère de haute école au cirque. Élève douée du célèbre Laurent Franconi et des Pellier, Caroline Loyo débute à 15 ans au cirque Olympique boulevard du Temple, sur le cheval arabe Mahmoud. Ses qualités de cavalière conquièrent rapidement le cœur des Parisiens : étoile accomplie, on loue sa position, son habileté et sa grâce. Elle incarne l’idéal féminin et triomphe sur ses rivales Pauline Cuzent, Thérèse Renz et Anna, la fille du célèbre Fillis. Mais elle est la première à présenter en amazone un cheval dressé en Haute École : elle atteint la célébrité et accède aux affiches avant son professeur François Baucher ! Tous deux sont porteurs de l’École nouvelle.
Elle épouse en 1852, François Séraphin Loisset, directeur de cirque.
Modèle de l’élégance à cheval, elle incarne l’idéal féminin et triomphe de ses rivales avec les chevaux qu’elle dresse elle-même comme Jupiter, Junon, Frisette, ou encore Fortunatus, Meflet, Russe, Mahmoud, Rutler, …
Ambassadrice renommée de l’École française du cirque, elle se produit à New York, Londres, Berlin, Stockholm, … et rentre en France, auréolée de gloire, avant de se retirer plusieurs années à Bléré, près de Tours. Elle meurt à Paris, dix-sept ans après son mari, décédé en Suède en 1892.